Laureat RIDM

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Nos lacs sous la surface  
 
Au Québec, les lacs que nous fréquentons dépérissent rapidement comme en fait foi la multiplication des plantes aquatiques et des algues dans nos plans d'eau.

Avec des images d’une centaine de lacs, le film documentaire pointe du doigt les responsables de ce dépérissement.
Les grands thèmes: cyanobactéries et eutrophisation, bassin versant, bandes riveraines, installations septiques, assainissement des eaux, agriculture, gestion des sols, bateaux à moteur


 
     

Actualites

 

9 Octobre 2009
Présentation gratuite dans le cadre de la
« Fête des Oiseaux Migrateurs 2009 »


La «Fête des Oiseaux Migrateurs 2009 » présentera gratuitement ce samedi 10 octobre le documentaire « Nos lacs sous la surface ». La projection du film sera suivie d’un entretien avec Pierre Brochu, réalisateur du documentaire.

INFORMATIONS:
Danville (Québec)
Numéro sans frais: 1-888-839-2911
Téléphone: (819) 839-2911
Télécopieur: (819) 839-1011
Prix d’entrée :Gratuit
Heure de la projection : 15h



23 Septembre 2009
Nos lacs sous la surface présenté à la Foire de l’environnementet de l’habitation saine le 25 septembre 2009


C’est avec plaisir que nous vous annonçons que le documentaire « Nos lacs sous la surface » du réalisateur Pierre Brochu, sera présenté ce vendredi dans le câdre de la "Foire de l’environnement et de l’habitation saine" de l'Estrie.

INFORMATIONS:
Vendredi, 25 septembre à 19 h 30
Cinécabaret de Sutton, Salle Alec et Gérard
Pelletier, 4-C, rue Maple, Sutton
Prix d’entrée : 8 $
Information et réservation : 450.538.0486

Pour plus de détails consultez le site web de Projet Écosphère ou encore la programmation complète en PDF.



28 Août 2009
Pour contrer les algues bleues, nationaliser les bandes riveraines

RUE FRONTENAC, Jessica Nadeau
Rue frontenac  nos lacs sous la surface
« C’est à la suite du visionnement il y a quelques mois du documentaire Nos lacs sous la surface, du réalisateur Pierre Brochu, que le député McKay a réalisé l’importance de créer une commission parlementaire sur le sujet.

«Le documentaire avait été tourné deux ans plus tôt et le constat que l’on faisait après le visionnement du film, c’est que rien n’avait changé. En fait, si une seule chose avait changé depuis le tournage, c’est que maintenant on n’entendait plus parler des algues bleues alors qu’à l’époque, c’était sur toutes les lèvres.»

Lire l'article copmlet

À quelques semaines de la commission parlementaire sur les algues bleues qui se tiendra cet automne à l’Assemblée nationale, l’instigateur de la commission, Scott McKay, exige des actions concrètes du gouvernement pour éradiquer, une bonne fois pour toutes, le problème de prolifération des algues bleues.

L’une des solutions, selon l’ancien chef du Parti Vert, consiste à s’attaquer au problème de l’agriculture non durable, montrée du doigt depuis des années comme étant l’une des principales causes de la prolifération des algues bleues.

«L’agriculture au Québec, comme à peu près partout en Amérique du Nord, s’est développée sur des bases non durables, rappelle le député de L’Assomption lors d’un entretien avec RueFrontenac.com. Mais attention, il ne faut pas montrer du doigt les agriculteurs, qui sont tributaires de tous les programmes gouvernementaux. C’est au gouvernement du Québec de mettre ses culottes et d’aider les agriculteurs pour que ceux-ci prennent un virage plus durable dans leurs pratiques.»

Comme l’a déjà proposé Thomas Mulcair du NPD à l’échelle canadienne, Scott McKay estime que pour s’assurer que les bandes riveraines sur les terres agricoles soient respectées, la meilleure solution réside dans la nationalisation des bandes riveraines. «L’idée c’est d’obliger chaque agriculteur à se doter d’une véritable bande riveraine et de les compenser pour la perte de revenu que cela représente. On peut acheter, louer ou compenser les agriculteurs pour cette partie de terrain qui servira à améliorer la qualité de nos cours d’eau. Si le bénéfice est important pour la société québécoise qui tient à ses cours d’eau, il faut mettre les agriculteurs de notre côté et les aider à développer des pratiques plus durables.»

Briser la loi du silence

C’est à la suite du visionnement il y a quelques mois du documentaire Nos lacs sous la surface, du réalisateur Pierre Brochu, que le député McKay a réalisé l’importance de créer une commission parlementaire sur le sujet.

«Le documentaire avait été tourné deux ans plus tôt et le constat que l’on faisait après le visionnement du film, c’est que rien n’avait changé. En fait, si une seule chose avait changé depuis le tournage, c’est que maintenant on n’entendait plus parler des algues bleues alors qu’à l’époque, c’était sur toutes les lèvres.»

Le principal responsable de cette baisse d’intérêt pour les cyanobactéries est, selon lui, la «loi du silence» imposée par la ministre de l’Environnement Line Beauchamp qui tente de cacher le problème» en ne rendant plus disponible la liste de tous les lacs affectés par les cyanobactéries, mais seulement ceux qui font l’objet d’un avertissement par la santé publique.

«On a évacué toute l’information sur l’état de santé des lacs, on ne sait plus combien de lacs sont touchés au fil de l’été, ce qui donne l’impression aux gens que le problème est réglé. Il fallait donc ramener le dossier au coeur de l’actualité et briser la loi du silence en s’assurant que des gestes concrets soient posés pour régler la situation; d’où l’importance d’une commission parlementaire.»

Interrogés sur les actions prises par le ministère pour contrer la prolifération des cyanobactéries, Scott McKay juge qu’aucun geste significatif n’a encore été posé par la ministre autre que des «shows de boucane» ou «opérations de relations publiques» comme la tournée et le sommet sur les algues bleues de 2007.

«Tout ce qu’on nous annonce, ce sont des études, du financement pour des plans qui ne viendront que plus tard, des projets-pilotes. Pour le reste, on annonce des politiques provinciales, de beaux principes dont l’application est remise entre les mains des municipalités qui n’ont pas les moyens de les mettre en application. Et pendant ce temps-là, on continue à intensifier le développement autour des lacs, ce qui fait qu’en bout de compte, le problème va continuer à s’aggraver.»

Paroles, paroles, paroles

Selon lui, il faut dans un premier temps briser la loi du silence et donner aux municipalités les moyens financiers et légaux pour faire respecter la politique de protection des rives et du littoral, quitte à éventuellement faire appliquer au gouvernement lui-même sa propre réglementation.

«Si on arrivait à faire appliquer réellement la réglementation en ce qui concerne les fosses septiques, les bandes riveraines, l’agriculture, le contrôle de l’érosion et la revégétalisation, on aurait déjà contrôlé une bonne partie du problème. Mais il faut le faire. Il faut arrêter de parler et le faire.»

Bien sûr, une commission parlementaire, c’est encore des paroles et des palabres. C’est loin des actions concrètes et significatives dont parle M. McKay avec tant d’enthousiasme. Et pourtant, c’est lui-même qui a commandé cette commission et qui a dû convaincre les libéraux qui la refusaient dans un premier temps. Alors, à quoi bon encore discuter en commission parlementaire, M. McKay ?

«Si on ne le fait pas, on sait que ça ne changera rien. On n’a pas le choix de brasser le gouvernement parce qu’on le voit, quand un sujet n’est pas au centre de l’opinion publique, le gouvernement ne fait rien. Et on n’a pas le droit de baisser les bras. Il faut faire tout ce que l’on peut pour faire bouger les choses.»

Scott McKay invite tous les citoyens à communiquer personnellement avec lui via le courriel et s’engage à exprimer leurs préoccupations sur cet «enjeu crucial» en commission parlementaire.




10 Août 2009
«Nos lacs sous la surface »
Le réalisateur Pierre Brochu au TLG



En collaboration avec la Ville de Sainte-Thérèse, dans le cadre des Journées Vertes de la MRC Thérèse-De-Blainville, le Théâtre Lionel-Groulx (TLG) présente Nos lacs sous la surface, en présence du réalisateur Pierre Brochu, le mercredi 12 août à 19 h 30, au Théâtre Lionel-Groulx.


Les billets sont en vente au TLG seulement, 450 434-4006.



18 Juillet 2009
«Nos lacs sous la surface »
Dimanche 19 juillet, 19h à Canal D


Canal D logo

C’est avec plaisir que nous vous annonçons que le documentaire « Nos lacs sous la surface » du réalisateur Pierre Brochu, sera présenté, pour une seconde fois, demain le dimanche 19 juillet sur les ondes de Canal D à 19h.

Site web de Canal D.




13 Juillet 2009
Visionnement du film «Nos lacs sous la surface » à la mairie d’Orford



Avec l’accord de M. Pierre Brochu, réalisateur et producteur du film «Nos lacs sous la surface», la municipalité vous convie à un visionnement gratuit de ce film à la mairie d’Orford située au 2530, chemin du Parc, le vendredi 17 juillet à compter de 19 h. Ce film, d’une durée d’environ 120 minutes, est l’occasion d’une réflexion sur l’état de nos lacs et sur l’intervention de l’homme.

La municipalité étant concernée par la situation des plans d’eau est heureuse de rendre accessible ce visionnement. Vous devez confirmer votre présence, les places étant limitées. Vous pouvez le faire par courrier électronique à info@canton.orford.qc.ca ou par téléphone au 819-843-3111 «0». Si le nombre d’intéressés dépasse la capacité, la municipalité étudiera la possibilité d’offrir une 2e séance à une autre date.


19 Avril 2009
Nos lacs sous la surface à l'émission
"La semaine Verte"

RADIO-CANADA, Julien Bilodeau
La semaine verte nos lacs sous la surface
« Un documentaire très choquant. » L'édition radio de l'émission La semaine verte à Radio-Canada traite des lacs et parle du film documentaire Nos lacs sous la surface.

Écouter l'émission de la semaine verte du dimanche 19 avril.



19 Avril 2009
Nos lacs sous la surface: cri d’alarme

RUE FRONTENAC, Caroline Roy
Rue frontenac  nos lacs sous la surface
« À quelques semaines du début des vacances d'été, la piètre santé des lacs du Québec a rebondi à l'Assemblée nationale. Tout ça à cause du cri d'alarme lancé par le documentariste Pierre Brochu dans son film Nos lacs sous la surface, qui sera diffusé dimanche soir à Canal D.
»

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À quelques semaines du début des vacances d'été, la piètre santé des lacs du Québec a rebondi à l'Assemblée nationale. Tout ça à cause du cri d'alarme lancé par le documentariste Pierre Brochu dans son film Nos lacs sous la surface, qui sera diffusé dimanche soir à Canal D.

Cyanobactéries, multiplication d'algues, bactéries nocives, coliformes fécaux: nos lacs sont malades. Pire, ils vieillissent prématurément, selon les informations abordées dans le documentaire de Pierre Brochu.

Et qui sont les principaux responsables? La liste est longue: déversement de phosphore, développement de l'agriculture, multiplication des bateaux de plaisance, laxisme du ministère de l'Environnement et des municipalités, absence de fosses septiques, manque d'inspecteurs, dénaturalisation des berges par la construction résidentielle, etc.

Tous ces problèmes, Pierre Brochu les explore dans Nos lacs sous la surface. Il en ressort un documentaire parfois long et dense, mais très instructif. Une chose est certaine, les révélations du documentaire vous traverseront l'esprit cet été si vous prenez des vacances près d'un lac québécois.

«Oui, le film est long, mais l'eau traverse tout notre territoire. L'eau touche indirectement à toutes sortes d'activités humaines», explique M. Brochu, qui a travaillé pendant trois ans sur ce film.

Débat politique

Présenté d'abord au Cinéma du Parc la semaine dernière, le documentaire a aussitôt fait réagir Scott McKay, critique péquiste en matière d'environnement et de développement durable.

«Le Québec a connu une prolifération importante des cas de cyanobactérie ces dernières années. L'état de nos lacs et cours d'eau se dégrade chaque année et les répercussions sont multiples. Je crois qu'il y a urgence de s'y pencher plus sérieusement pour le bénéfice environnemental de la société québécoise», a dit le député de L'Assomption.

M. Mckay a demandé aux députés de la Commission des transports et de l'environnement que l'Assemblée nationale se dote d'un mandat afin de faire le point sur l'état des lacs au Québec.

Une idée que les libéraux ont toutefois rejetée. Ils veulent plus de temps pour cerner les enjeux. «Les députés libéraux sont prêts à discuter de la situation des lacs. Par contre, ce sujet est trop important pour en traiter sans préparation», disent-ils.

Ces débats politiques n'impressionnent pas trop Pierre Brochu. «Je suis loin d'être sûr que mon documentaire puisse à lui seul faire bouger les choses. Par exemple, après le film L'Erreur boréale (Richard Desjardins), on a formé toutes sortes de comités, mais la forêt boréale québécoise est encore loin d'être exploitée de manière durable», dit-il.

«Je veux seulement mieux informer les gens sur l'état des lacs, poursuit-il. Il y a beaucoup d'enjeux au Québec: des urgences bondées, des toits d'école qui coulent, des nids-de-poule. Il existe des priorités partout. Est-ce que l'on peut tout faire? Non.»

Le documentariste voudrait simplement que le ministère de l'Environnement se fixe un échéancier précis pour améliorer la santé des lacs dans les prochaines années. «Le Ministère n'a jamais d'objectifs clairs. Quatre-vingt pour cent des bassins versants ont défoncé les normes acceptables du Ministère, c'est-à-dire qu'ils subissent un vieillissement accéléré. Sans des objectifs clairs, ça ne changera pas», conclut M. Brochu.

– Nos lacs sous la surface, dimanche 19h, à Canal D.
– Pour voir un extrait: http://lacssouslasurface.com


19 Avril 2009
Les lacs et la musique

Québec info musique

« La chanson "J'ai pour toi un lac" du poète Gilles Vigneault avait quelque chose d'idyllique lorsqu'elle fut composée, au début des années 60. Le cinéaste Pierre Brochu, qui a déjà consacré un document à l'auteur de la chanson ainsi qu'à de nombreuses personnalités de la scène québécoise, se penche maintenant sur le sujet de façon plus directe.
»

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Qu'advient-il de nos innombrables lacs, alors que la société québécoise, tant au niveau de ses gouvernements successifs que des simples citoyens, se dit préoccupée par l'environnement? Les résultats du travail d'enquête mené par Pierre Brochu sont dévoilés dans le film Nos lacs sous la surface.

On sait que le thème du lac comme refuge en pleine nature, lieu de travail ou de divertissement, est récurent dans notre patrimoine chanté:

Et qu'en est-il comme patrimoine environnemental? Les projections de Nos lacs sous la surface ont débuté à la Maison du cinéma, à Sherbrooke, le 27 février et prennent l'affiche au Cinéma Le Clap, à Québec, du 20 mars au 2 avril.

 



18 Avril 2009
L'affaire est dans le lac

LE DEVOIR, Louis-Gilles Francoeur
journal Le Devoir nos lacs sous la surface
« Nos lacs sous la surface rompt heureusement avec le discours scientifique aseptisé qui ne considère pas comme un facteur objectif l'absence d'outils réglementaires adaptés aux problèmes des lacs. Comme si la science politique était une sorte d'esbroufe militante. Au contraire, ce documentaire courageux pose clairement les enjeux sociopolitiques soulevés depuis une génération par les chercheurs, les écologistes, les citoyens et les médias. Vues sous cet angle, les omissions de nos politiques contribuent d'autant plus à la destruction de ce patrimoine qu'elles traduisent une démission collective devant le problème. Un exemple suffira.
»

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Sommes-nous en train de tuer, par inconscience, en une génération, la vaste majorité des lacs situés au coeur du Québec habité? Telle est la question que pose le réalisateur et producteur Pierre Brochu dans un documentaire-synthèse de 115 minutes, Nos lacs sous la surface, en soulevant presque toutes les dimensions sociopolitiques du problème.

On ne peut s'empêcher de penser, en regardant cette admirable synthèse sur la démission collective qui caractérise la gestion des lacs, que le principal problème du Québec -- dans ce domaine et dans d'autres! -- est celui de la pensée molle.

En effet, dès que quelqu'un s'avise, dans le dossier de l'eau, de s'attaquer à la racine d'un problème, il est automatiquement qualifié de «radical». Dans ce dossier, il faut plutôt faire semblant de s'attaquer au problème mais en ne dérangeant pas, ou si peu, les intérêts en place, voire en demandant au brochet de garder les truites. Ou bien on remet à plus tard toute solution sous prétexte de mieux étudier le dossier. Et on assaisonne le tout de dépliants de «sensibilisation», voire de quelques projets-pilotes pour donner le change...

Ce documentaire dresse un bilan impitoyable de toutes ces causes du déclin de nos lacs de villégiature, ce qui explique qu'on n'y protège pas les prises d'eau potable qu'ils recèlent parfois, qu'on laisse déboiser et gazonner les rives, et même remblayer et construi-re jusque dans l'eau, qu'on laisse édifier des murets qui tuent la vie en rive et réchauffent l'eau, développer illégalement des campings qui grugent la berge et qu'on légalise après coup, qu'on tolère que la majorité des fosses septiques ou presque puissent fonctionner en contravention des normes, qu'on permet aux villes de devenir parfois par leurs rejets la principale source d'apports en nutriments et qu'on accepte sans broncher que les trois quarts des rives n'aient pas de bande riveraine filtrante sous prétexte de droits acquis.

Nos lacs sous la surface rompt heureusement avec le discours scientifique aseptisé qui ne considère pas comme un facteur objectif l'absence d'outils réglementaires adaptés aux problèmes des lacs. Comme si la science politique était une sorte d'esbroufe militante. Au contraire, ce documentaire courageux pose clairement les enjeux sociopolitiques soulevés depuis une génération par les chercheurs, les écologistes, les citoyens et les médias. Vues sous cet angle, les omissions de nos politiques contribuent d'autant plus à la destruction de ce patrimoine qu'elles traduisent une démission collective devant le problème. Un exemple suffira.

La sortie de ce film à Canal D dimanche à 19h, et en DVD le 22 avril, a en effet incité des députés de l'opposition à proposer la semaine dernière au gouvernement Charest de doter la Commission des transports et de l'environnement d'un «mandat d'initiative» pour dresser le bilan des initiatives lancées en marge de la crise des cyanobactéries. Québec a refusé, ce qui incite à penser qu'il récidivera avec la loi du silence imposée l'été dernier dans le dossier des algues bleu-vert.

La rigueur de ce documentaire l'amène à couvrir presque une dizaine de sujets techniques, y compris le fait que nos lacs sont devenus des pistes de défoulement pour les amateurs de loisirs motorisés, une des nombreuses causes de leur eutrophisation. Mais c'est l'annulation par Québec du Programme des lacs, qui mobilisait 600 associations et 100 000 riverains, et l'absence de politique globale sur la protection des lacs et cours d'eau qui font aujourd'hui de nos lacs des proies faciles pour les promoteurs immobiliers, pour les villégiateurs irresponsables, pour les commerçants sans vision, pour une agriculture qui refuse de contenir sa pollution avec des filtres végétaux efficaces et pour ces maires qui ne rêvent que de taxes additionnelles, peu importe le prix refilé à l'environnement.

Nos lacs sous la surface - Canal D, dimanche à19h



15 avril 2009
Nos lacs sous la surface disponible en DVD

Dimanche Magazine

Afin de mieux nous faire comprendre les enjeux et pour faciliter le visionnement, le DVD Nos lacs sous la surfaceDVD présente les thèmes abordés dans le documentaire : les cyanobactéries et l’eutrophisation; le bassin versant; les bandes riveraines; les installations septiques; l’assainissement des eaux; l’agriculture; la gestion des sols; les bateaux à moteur; la volonté politique et l’avenir.

Pour faire sa part pour l’environnement, Imavision a créé un DVD entièrement biodégradable dont les composantes sont de l’encre végétale pour l’impression, un carton fait de matière recyclé et certifié SFC pour le livret et une pellicule biodégradable.

Le DVD « Nos lacs sous la surface », d’une durée de deux heures, est offert sur Imavision.com au coût de 15,95$ et sera en magasin à temps pour le Jour de la Terre, le 22 avril prochain.



14 Avril 2009
Nos lacs sous la surface projection spéciale


Projection spéciale du documentaire Nos lacs sous la surface le mercredi 15 avril à 19h au Cinéma du Parc, Montréal. Suivi d'un débat animé par l'institut du nouveau monde.

Voir les détails

Avec

 

Dans son rapport L'eau un monde qui change dévoilé le 12 mars dernier, l'ONU annonçait la fin de la récréation concernant les pressions subies par les réserves d'eau. D'après le document, une crise mondiale de l'eau attend l'humanité si rien n'est fait, et le Québec doit se sentir concerné. Avec ses 700 000 lacs, la province possède une richesse inestimable que nous avons longtemps crue éternelle. Pour comprendre la situation... Pour que nos lacs nous survivent!

UN RENDEZ-VOUS AVEC L'ENVIRONNEMENT

Admission générale :     10$

Étudiants :                    7,50$







10 Avril 2009
On s'en occupe. Promis...

LA PRESSE, François Cardinal
La presse lacs sous la surface
« Premier titulaire du ministère de l'Environnement à la fin des années 1970, Marcel Léger avait promis que les lacs du Québec seraient dorénavant mieux protégés. Un engagement réitéré depuis par Robert Bourassa. Puis par André Boisclair, Thomas Mulcair, Line Beauchamp et tout récemment, Jean Charest.

Pourtant, Richard Carignan, biologiste à l'Université de Montréal, est catégorique : «Lentement mais sûrement, on est en train de scrapper nos lacs...
»

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Premier titulaire du ministère de l'Environnement à la fin des années 1970, Marcel Léger avait promis que les lacs du Québec seraient dorénavant mieux protégés. Un engagement réitéré depuis par Robert Bourassa. Puis par André Boisclair, Thomas Mulcair, Line Beauchamp et tout récemment, Jean Charest.

Pourtant, Richard Carignan, biologiste à l'Université de Montréal, est catégorique : «Lentement mais sûrement, on est en train de scrapper nos lacs...»

Voici résumé le film coup-de-poing Nos lacs sous la surface, qui sera présenté à Canal D. D'un côté, les gouvernements successifs et leurs innombrables promesses. De l'autre, les lacs et leur constante dégradation, dont la crise des algues bleues n'était qu'un symptôme.

Le réalisateur Pierre Brochu égrène une à une, pendant près de deux heures, les causes du vieillissement prématuré des lacs : apathie des riverains, agressions des plaisanciers, inefficacité du traitement des eaux, laxisme de la réglementation agricole, manque de ressources des municipalités, etc.

Les problèmes sont donc multiples. Mais ce que démontre avec grande efficacité le documentaire, c'est que derrière presque tous les coupables se cache le ministère québécois de l'Environnement. Non parce qu'il refuse d'adopter des règlements, plutôt parce qu'il refuse de les appliquer.

«Le Ministère, c'est le berger des lacs, fait remarquer le réalisateur. Or ce n'est pas compliqué : le berger semble avoir été conseillé par les loups...»

L'accusation est lourde, mais elle est étayée dans le moindre détail dans Nos lacs sous la surface.

D'abord, le ministère a pris l'habitude, depuis le milieu des années 1990, de pelleter ses responsabilités dans la cour des villes, sans toutefois leur donner les ressources financières nécessaires.

En témoignent ces centaines de municipalités qui n'ont pas même un seul inspecteur à temps plein. Comment savoir si un propriétaire a rasé les arbres qui se trouvaient sur le bord de son lac? Si sa fosse sceptique ne se vide pas directement dans le bassin versant? Si les occupants du camping ne vident pas leurs eaux grises directement dans le lac? Bref, si la réglementation est respectée?

«Ça toujours été comme ça! tonne l'ancien président de l'UPA Jacques Proulx. Le ministère de l'Environnement ne se donne jamais les moyens de faire appliquer ses règlements. Il est irresponsable!»

Ensuite, il y a le manque de moyens du ministère lui-même. Le gouvernement ne cesse de répéter que l'environnement est une de ses priorités, alors qu'un rapide calcul démontre non seulement que ce domaine est le parent pauvre du gouvernement, mais aussi que son poids a diminué depuis que les libéraux sont au pouvoir.

À peine 0,35 % des dépenses de programme seront consacrées au ministère de l'Environnement en 2009-2010, un peu moins que les 0,39 % du premier budget libéral, il y a six ans.

Dernier problème, le ministère de l'Environnement ne réussit pas à s'imposer auprès des autres ministères, comme l'atteste l'ancien ministre Thomas Mulcair. «Quand tu es ministre de l'Environnement, explique-t-il, tu as le doigt sur le boyau d'oxygène de plusieurs ministères : celui des Affaires municipales qui veut augmenter l'assiette fiscale des villes, celui des Transports qui veut remblayer un milieu humide pour construire un échangeur, etc.»

Ce ne sont donc pas les règlements qui manquent, ajoute-t-il, mais la volonté de les appliquer. Une volonté pourtant annoncée depuis bientôt 40 ans.

Nos lacs sous la surface : dimanche 19 avril, 19h, sur Canal D.


9 Avril 2009
Les députés libéraux bloquent la tenue d'un mandat d'initiative sur la situation des lacs au Québec

ASSEMBLÉE NATIONALE QUEBEC
assemblé nationale québec  lacs sous la surface
Déclaration de Monsieur Scott Mckay, député de L'Assomption et porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable. Vous devriez écrire à votre député libéral pour leur faire part de l’urgence d’agir pour préserver nos lacs!

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QUÉBEC, le 9 avr. /CNW Telbec/ - Le député de L'Assomption et porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable et d'environnement, Scott McKay, est déçu et déplore que les députés libéraux aient refusé hier de tenir un mandat d'initiative sur la situation des lacs au Québec.

    «J'ai proposé récemment aux députés de la Commission des transports et de l'environnement que l'Assemblée nationale se dote d'un mandat d'initiative, question de faire le point sur l'état des lacs au Québec. Or, hier, les députés libéraux ont jugé que le problème n'était pas suffisamment sérieux et ont rejeté l'idée. C'est décevant car, contrairement à eux, nous estimons au
Parti Québécois que l'avenir de nos lacs et cours d'eau est très important», a indiqué Scott McKay.

    Le député McKay souligne qu'il aurait été à propos de mesurer l'efficacité du Plan d'intervention sur les algues bleu-vert 2007-2017, de consulter les partenaires impliqués en plus de vérifier l'état d'avancement de la recherche et de la diffusion des connaissances.

    Il a rappelé que le film documentaire «Lacs, Sous la surface», diffusé récemment, expose de façon alarmante la situation des lacs au Québec. «Le Québec a connu une prolifération importante des cas de cyanobactérie ces dernières années. L'état de nos lacs et cours d'eau se dégrade à chaque année et les répercussions sont multiples. Elles touchent autant le niveau économique, la santé publique que l'industrie touristique. Je crois qu'il y a urgence de s'y pencher plus sérieusement pour le bénéfice environnemental de la société québécoise. Il semble que ce ne soit pas le cas pour les députés libéraux, malheureusement», a conclu M. McKay.


Mise a jour du 10 avril 2009
Un enjeu trop important pour en discuter à la sauvette.
Voir la réponse du parti libéral.

Situation des lacs au Québec: un enjeu trop important pour en discuter à la sauvette

QUÉBEC, le 9 avr. /CNW Telbec/ - Les députés libéraux de la commission des Transports et de l'Environnement tiennent à clarifier leur position quant à la tenue d'un mandat d'initiative proposé par le Parti québécois sur la situation des lacs au Québec. Contrairement à l'information véhiculée par le député de l'Assomption et le porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable et d'environnement, Scott Mckay, les députés libéraux sont prêts à discuter de la situation des lacs. Par contre, ce sujet est trop important pour en traiter sans préparation. Les députés du Parti libéral ont donc demandé d'en débattre lors de la prochaine séance de travail de la commission.

«Si le député de l'Assomption, Scott McKay, a autant à coeur la situation des lacs au Québec, pourquoi est-il arrivé la veille d'une séance de travail où l'ordre du jour était déjà convenu d'avance avec sa proposition? De notre côté, il nous apparaît essentiel de cerner les enjeux afin de mieux définir un futur mandat d'initiative des députés», a déclaré le député Vanier et adjoint parlementaire à la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Patrick Huot.

Rappelons que la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, a récemment déposé le projet de loi 27 affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection. Une fois de plus, la protection de l'eau demeure une priorité pour le gouvernement.

Source : http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Avril2009/09/c8925.html




9 Avril 2009
« Les lacs du Québec s'abîment »

LES AFFAIRES, Presse canadienne
Les affaires nos lacs sous la surface
« ... le réalisateur démontre que la réglementation visant à contrer les effets néfastes est soit inexistante, soit insuffisante ou carrément ignorée. Il est clair, également, que le ministère de l' Environnement n'a pas une fraction des moyens qui seraient requis pour contrôler davantage la situation. »

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L'état des lacs du Québec continue de se détériorer malgré le discours politique en raison d'une réglementation insuffisante et souvent ignorée, un manque de moyens et une absence de réelle volonté politique.

C'est là le constat brutal et sans appel que livre le réalisateur Pierre Brochu dans un documentaire intitulé "Nos lacs sous la surface", présenté à la presse mercredi.

Le film de 110 minutes dresse un portrait à la fois inquiétant et désolant de la situation environnementale des lacs québécois en identifiant les causes de leur mort accélérée, qui se manifeste par la prolifération des cyanobactéries, communément appelées algues bleu-vert.

La situation est inquiétante parce qu'elle continue de se détériorer même si les causes de cette détérioration sont connues. Elle est désolante parce que la volonté politique requise pour mettre en oeuvre les moyens pour freiner cette détérioration est déficiente.

Parmi les causes les plus importantes, le film pointe du doigt les pratiques agricoles polluantes, l'urbanisation des rives, le traitement inadéquat des eaux et la navigation de plaisance à moteur. Les images d'épandage agricole en bordure de fossés, de fosses septiques non conformes pour les résidences et surtout les campings, à défaut d'être jolies, sont fort éloquentes.

Dans tous ces cas, le réalisateur démontre que la réglementation visant à contrer les effets néfastes est soit inexistante, soit insuffisante ou carrément ignorée. Il est clair, également, que le ministère de l' Environnement n'a pas une fraction des moyens qui seraient requis pour contrôler davantage la situation.

Le spectateur aura aussi le loisir de juger l'écart entre la parole et le geste en visionnant des déclarations de premiers ministres et ministres de l'environnement successifs remontant jusqu'aux années 1970.

On y entend ainsi les propos vertueux des Jean-Marc Léger, Pierre Paradis, André Boisclair, Thomas Mulcair et Line Beauchamp, ainsi que Robert Bourassa et Jean Charest, qui sont contrastés avec les gestes posés au fil des ans. Le premier ministre fédéral Stephen Harper fait également une apparition; bien qu'il ne dise mot, son sourire mis côte-à-côte avec une réglementation de son gouvernement qui ouvre la porte à tous les abus des bateaux à moteur sur les plans d'eau ne nécessite guère de commentaire.

Le réalisateur ne se gène pas non plus pour montrer le renvoi de balle constant entre Ottawa et Québec et entre Québec et les municipalités ainsi que pour dénoncer le fait que les municipalités se sont vu confier au fil des ans des responsabilités qu'elles n'avaient pas les moyens d'assumer.

Outre les propos de nombreux spécialistes, maires et riverains qui dénoncent la situation, le témoignage de l'ancien président de l'Union des producteurs agricoles, Jacques Proulx, est un exemple remarquable d'auto-critique, alors qu'il affirme avoir honte de n'avoir pas réussi à faire le ménage pour assainir les pratiques agricoles durant ses nombreuses années à l'UPA.

"Nos lacs sous la surface" sera présenté le 15 avril dans le cadre des soirées de l'environnement du Cinéma du Parc, à Montréal. Il sera également diffusé au Canal "D" le 19 avril à 19h et sera disponible en magasin à compter du 22 avril.




9 Avril 2009
Première montréalaise du film


La première montréalaise du film documentaire « Nos lacs sous la surface a eu lieu le 8 avril à Montréal au Cinéma du Parc.  Le film fut encore une fois très bien accueilli par l'auditoire. Quelques journalistes et politiciens étaient également présents, notamment Thomas Mulcair qui est venu discuter avec les médias et le réalisateur Pierre Brochu en fin de représentation. La production remercie pour leur aimable collaboration Jean-Pierre Laurendeau, vice-président à la programmation de Canal D, Denys Gagnon, vice-président à la distribution chez Imavision, ainsi que Roland Smith propriétaire du Cinéma du Parc.

Thomas Mulcair Nos lacs sous la surface




23 Mars 2009
« Noyer la poule aux oeufs d'or »

LE SOLEIL, Éric Moreault
Les affaires nos lacs sous la surface
« Un souhait pour nos lacs : que le documentaire Nos lacs sous la surface provoque dans la population le même électrochoc que L'erreur boréale pour la forêt. Parce qu'au rythme où vont les choses, le Québec est en train de noyer la poule aux oeufs d'or, au détriment des prochaines générations. Encore une fois. »

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(Québec) Un souhait pour nos lacs : que le documentaire Nos lacs sous la surface provoque dans la population le même électrochoc que L'erreur boréale pour la forêt. Parce qu'au rythme où vont les choses, le Québec est en train de noyer la poule aux oeufs d'or, au détriment des prochaines générations. Encore une fois.

L'eau est la plus précieuse de nos ressources naturelles. Et pourtant, nous la dilapidons sans réfléchir. Les lacs habités du sud du Québec dépérissent presque à vue d'oeil, malades de la pollution générée par l'activité humaine : urbanisation, agriculture intensive, traitement inadéquat des eaux usées, foresterie, multiplication des embarcations à moteur...

Nos lacs se dégradent et ça va continuer, disent les spécialistes. Tout ce qui touche de près ou de loin aux activités aquatiques génère des retombées économiques annuelles de 6 milliards $ au Québec. Si l'économie a préséance sur l'écologie, que fera-t-on quand les lacs seront tellement pollués qu'ils seront désertés? Cette gestion à courte vue n'a rien à voir avec le principe de développement durable que les politiciens aiment évoquer sans en mesurer la réelle portée. Et encore moins appliquer.

Peu importe ce que diront les députés, le laxisme gouvernemental des dernières années est patent. Il suffit de parler aux riverains qui ont connu l'effervescence du programme des lacs, au début des années 80. Celui-ci a succombé aux coupes massives de plus de 300 emplois au ministère de l'Environnement en 1987.

D'ailleurs, le réalisateur Pierre Brochu prend un malin plaisir à présenter les plus belles déclarations ministérielles, avec trémolos et apparences de conviction, sur l'importance de l'environnement et de la préservation de l'eau au Québec. Puis de démontrer, patiemment et faits à l'appui, que les belles promesses ne se sont pas concrétisées. Québec a abdiqué ses responsabilités. Il existe parfois des règlements, mais ils ne sont pas appliqués, faute de ressources.

Bien sûr, les Nations unies ont félicité le Québec, il y a deux semaines, pour son approche novatrice par bassin versant (qui tient compte de toutes les eaux de surface vers un même point). Notamment parce qu'elle favorise l'élaboration de plans d'action collés sur les besoins du milieu naturel.

Ben oui : on préfère traiter le malade en phase terminale plutôt que de circonscrire en aval les sources du mal. Encore là, municipalités, organismes de protection et de bassins versants manquent cruellement de moyens pour protéger les lacs. Et quand les municipalités veulent se donner une marge de manoeuvre en haussant les taxes de 5 %, les riverains, qui contribuent généralement aux problèmes, crient au meurtre.

Ce n'est pas l'ajout de quelques inspecteurs à l'Environnement, annoncé dans le dernier budget, qui va y changer grand-chose. L'augmentation de 9 % du budget du ministère, c'est bien, mais celui-ci ne représente toujours que 0,4 % du budget total du Québec, une goutte d'eau. Et ce n'est pas parce que les cyanobactéries (algues bleues) sont disparues du radar médiatique que le phénomène n'existe plus. Comme le disait un expert, ces éclosions sont un wake up call d'une détérioration qui pourrait s'avérer irrémédiable. Québec a proposé un plan d'action, mais il est nettement insuffisant parce que pas assez contraignant.

Le pire, c'est qu'il ne s'agit pas toujours d'une question d'argent. Le Nouveau-Brunswick a rapatrié les pouvoirs fédéraux concernant la navigation sur les lacs pour interdire les bateaux à moteur là où le besoin se fait sentir. C'est vrai qu'il y a 800 000 bateaux au Québec. Ça fait beaucoup d'électeurs...

Autre exemple : la protection des bandes riveraines, qui varie de 10 à 15 mètres. Déjà que c'est insuffisant, pourquoi, en milieu agricole, la largeur de protection est-elle de seulement trois mètres? «La situation empire, mais tout le monde est conforme. Posez-vous des questions», comme le dit Louis Hautecloque... un agriculteur.

D'ici quelques semaines, la fonte des neiges charriera des tonnes de sédiments dans les cours d'eau, asphyxiant un peu plus des lacs déjà sur le respirateur. Au même moment, des centaines de milliers de Québécois fébriles s'apprêteront à les prendre d'assaut sans trop réfléchir aux conséquences.

Jean Charest devrait être particulièrement sensible à la question, lui, un natif de l'Estrie. Mais le problème avec cette lente détérioration, c'est justement qu'elle est lente. Les bénéfices d'éventuelles interventions seraient imperceptibles avant les prochaines élections...




22 Mars 2009
Nos lacs sous la surface à l'émission Dimanche Magazine

Dimanche Magazine
Les affaires nos lacs sous la surface
« Dans Nos lacs sous la surface, le réalisateur Pierre Brochu s’intéresse au vieillissement prématuré des lacs québécois, un vieillissement causé, selon lui, par l'urbanisation des campagnes, l'agriculture intensive et le traitement inadéquat des eaux usées. »

Écouter le reportage (Section "Culture" de la page du magazine)

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Prochaine présentation du film Nos lacs sous la surface
9 Octobre, 15h00
Fête des Oiseaux Migrateurs

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